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Les conseils du Prophète Muhammad (saw) à propos de la terre

Dans les pratiques d'un Prophète ami de la terre, l'écologisme ne consiste pas seulement à empêcher de nuire à la nature. Construire et embellir l'environnement sont aussi une nécessité de la compréhension de l'écologisme.

Le Prophète Muhammad (saw) vivant au sein de la nature, a dit qu'il était bénéfique que les enfants jouent dans la nature.[1] La terre, de par ses caractéristiques d'être notre essence et d'être un nettoyant et du fait qu'elle participe à notre évolution est un élément dont l'équilibre naturel est à protéger. L'Envoyé de Dieu (saw) a indiqué qu'en cas de culture d'un terrain n'ayant pas de propriétaire celui-ci doit être donné à celui qui le travaille[2], ce qui amena à ce que les terres non utilisées soient transformées en terres productives. Dans certaines transmissions, il a même encouragé aux propriétaires fonciers à ne pas laisser leurs terrains vides et, il a encouragé à faire travailler leurs terres sans même prendre de loyer s'ils n'ont pas la force de les cultiver eux-mêmes.[3] Sans aucun doute, ces déclarations prévoient l'utilisation des terres d'une manière bénéfique en toutes circonstances.[4] Dans cette optique, nous allons maintenant faire part, tout en restant lié à la terre, des pratiques et des paroles prophétiques pouvant transformer la mentalité des musulmans au niveau des sujets tels que la plantation des arbres apportant des avantages importants au niveau de l'environnement et de la santé ainsi que de la formation des forêts et des parcs nationaux.

1. Planter des arbres

Les arbres ont une place importante du point de vue de la santé de l'environnement. De nombreux sujets tels que l'air, l'eau et la terre ont une relation étroite avec les arbres. La purification de l'air des gaz dangereux, l'empêchement des glissements de terrain et des inondations sont liés à la présence des arbres. Dans le Coran, les arbres sont cités comme des grands bienfaits de Dieu[5] et il y est exprimé qu'à travers diverses causes la verdure de la terre est vivifiée par de l'eau descendant du ciel.[6] Dans les descriptions du paradis présentes dans le Coran, il est indiqué qu'il est arborisé.[7] Ces descriptions du Coran sont citées comme pour que les croyants fassent ressembler le pays dans lequel ils vivent à leur paradis de l'au-delà.[8]

Nous retrouvons de nombreux hadiths nous donnant des informations à propos de la Sounnah écologique conseillant le verdissement et l'arborisation de l'environnement. De nombreux hadiths conseillant à chaque occasion de planter des arbres et de construire l'environnement comportent des messages dépassant les temps.[9] Nous comprenons que pour conseiller la plantation des arbres, le Prophète Muhammad (saw) a fait gagner à cet acte un caractère d'acte d'adoration. Selon lui, au cas où les gens ou les autres créatures profitent des arbres plantés, le propriétaire de l'arbre gagne des bonnes actions.[10]

Les pratiques d'un Prophète ami de la nature ne consistent pas seulement à empêcher de faire du mal à l'environnement. Construire et embellir l'environnement font également partie de la nécessité de l'écologisme. Après avoir émigré vers Médine, le Prophète Muhammad (saw) a encouragé la plantation des arbres et, il a participé à des activités d'herborisation afin de changer l'environnement. Il a aidé Salman-i Farisi (ra) étant dans l'obligation de planter 300 ou 500 arbres, afin de gagner sa liberté, en les plaçant dans les trous creusés pour cet effet.[11]

Nous retrouvons un autre exemple intéressant avec Omar (ra) démontrant la minutie des compagnons quant à la plantation des arbres. Oumara b. Houzayma (ra) nous rapporte un modèle de comportement dont il a été témoin : "J'ai entendu cette conversation entre Omar (ra) et mon père. Il demandait à mon père : "Qu'est-ce qui t'empêche de planter des arbres dans ton terrain ?" Mon père lui répondit : "Je suis un homme très vieux, peut-être que je vais mourir demain." Sur ce, Omar lui dit : "Je t'ordonne de planter des arbres là-bas." Afin de donner du courage à mon père j'ai vu Omar (ra) planter de ses propres mains des arbres.[12] Nous retrouvons également un autre exemple à ce sujet avec Osman (ra). Abdullah b. Abdullah (ra) nous raconte : "Alors qu'Osman était en train de planter des arbres à une heure tardive, un homme vint à ses côtés. En le voyant occupé à planter des arbres il lui demanda : "Ô le chef des croyant tu plantes même à cette heure-ci ?" Osman lu répondit : " Il est meilleur et préférable que tu me trouves à l'heure où tu es venue me voir sur un travail aussi bon plutôt que tu me trouves sans occupation et fainéant comme les défaitistes."[13] La compréhension de ces transmissions est le fruit de la conscience présente chez les Compagnons du conseil du Prophète Muhammad (saw) préconisant que même au cas où l'heure de l'apocalypse arrive, le musulman se doit de planter l'arbre qu'il a en main. C'est pourquoi, les compagnons n'ont pas renoncé à herboriser leur environnement jusqu'au dernier moment de leur vie et jusqu'aux heures tardives.

À côté de tout ceci, le Prophète Muhammad (saw) a déclaré que la verdure était également bénéfique pour les morts.[14] Alors qu'il passait entre deux tombeaux, il demanda un arbrisseau et, le planta entre ces deux tombeaux. Lorsqu'on lui demanda la raison de son comportement, il fit savoir que tant que la verdure perdurera leur châtiment sera allégé. Cette transmission, a sûrement été influente quant à la coutume de planter des cyprès attirant l'attention avec leur feuillage vert foncé. Cependant, cette transmission aurait dû faire en sorte que les cimetières musulmans soient plus verts que les cimetières des autres peuples.

2. La protection des arbres

Pour un environnement plus vert et plus vivable, le Prophète Muhammad (saw) a interdit de couper des arbres sans raison. Par exemple, selon une transmission il a critiqué dans ce cadre de couper des cerisiers sans avoir de motif valable.[15] Dans une autre transmission, il a été rapporté qu'il était contre le fait de couper les arbres car ceux-ci ont pour rôle de réfugier les animaux.[16] D'un autre côté, il n'a pas limité sa vision de l'arbre avec les termes "planter ou couper" mais, en même temps il a exprimé qu'il ne fallait pas faire du mal aux arbres présents. En effet, dans une transmission, nous voyons qu'il mit en garde un bédouin cassant les branches et les jeunes pousses d'un arbre avec un bâton du fait de son comportement.[17] A chaque occasion, le Prophète Muhammad (saw) a souligné le fait qu'il fallait se comporter avec tendresse et miséricorde avec les arbres. Pendant son enfance, alors que Rafi b. Amr (ra) jetait des pierres aux dattiers appartenant à un homme des Ansars afin de se rassasier, le Prophète S.A.V. lui dit avec tendresse "Mon enfant ne jette pas de pierres aux arbres, prends celles qui tombent à leurs pieds et mange-les."[18]

Selon les principes du Prophète Muhammad (saw), même l'armée partant en guerre ne peut couper les arbres, ni brûler les jardins fruitiers, ni déranger les gens travaillant dans leur jardin, ni ravager les produits agricoles et les animaux de par l'éthique de l'environnement.[19] Ces règles et principes envisagés par lui-même, sont des précautions prises complètement dans le but de protéger l'équilibre écologique de la nature. D'autre part, ces précautions mettent en avant la sensibilité du Prophète Muhammad (saw) envers les sujets des arbres et de la culture de la terre. À l'inverse de ces transmissions, il a été rapporté qu'il a fait couper une partie des dattiers en tant que tactiques guerre.[20] Cependant, son objectif de couper les arbres fruitiers de l'ennemi consiste à protéger les gens, à empêcher que plus de sang coule, à briser le moral de l'ennemi et à forcer l'ennemi à se rendre. Nous comprenons que la question de la coupure des dattiers[21] qui a été également sujette aux versets coraniques a été faite par nécessité. Si les arbres sont utilisés afin de se retrancher et qu'ils conduisent à l'affaiblissement de l'armée de l'Islam alors, les couper sans abuser, dans l'objectif stratégique de la guerre, ne consiste plus un problème. Sinon, la coupure des arbres n'a pas été bien vue.[22]

Nous pouvons aussi retrouver cette minutie, démontrée par le Prophète Muhammad (saw) à propos des arbres, chez les compagnons éduqués avec l'enseignement prophétique. Par exemple, ces paroles dites par Abou Bakr (ra) lors de l'envoi de l'armée à Damas méritent d'être inscrites du point de vue de notre sujet : "Ne trahissait pas votre mission. Même en état de guerre ne délaissez pas l'équité. Ne tuez pas et n'oppressez pas les enfants, les personnes âgées et les femmes. Ne coupez les dattiers et les autres arbres fruitiers que dans le but de nourrir les moutons, les chèvres et les autres animaux et ne les gaspillez pas. Si vous rencontrez des gens étant en retraite spirituelle dans les églises, laissez les seuls avec leurs actes d'adoration. S'il vous offre de quoi manger ou boire ne mangez et ne buvez pas sans dire Bismillah…"[23] Comme nous le voyons, les musulmans ont la responsabilité et le devoir de ne pas détériorer l'environnement même en état de guerre.

Selon les principes du Prophète, même l'armée partant en guerre ne peut couper les arbres, ni brûler les jardins fruitiers, ni déranger les gens travaillant dans leur jardin, ni ravager les produits agricoles et les animaux de par l'éthique de l'environnement. Ces règles et principes envisagés par lui-même, sont des précautions prises complètement dans le but de protéger l'équilibre écologique de la nature.

3. Le fondement des forêts

Une des sensibilités démontrée par le Prophète Muhammad (saw) au niveau de la santé de l'environnement et des espaces verts est le fondement des forêts. En effet, il a fait des efforts afin que le lieu connu sous le nom de "Zoureybou't-Tavîl” proche de Médine soit transformé en forêt. Selon la transmission d'al-Belâzourî (m.279/892) İbn Jou’dube et Abû Mansûr dirent ainsi : "Lorsque le Prophète Muhammad (saw) rentrait de la campagne de Zoukard et, qu'il arrivait à l'endroit de Zoureybout-Tavîl, Bani Harisa des Ansars dit : "Ô Envoyé de Dieu, ici c'est le lieu de pâturage de nos moutons et, le lieu où nos femmes sortent pour se promener." Par ces paroles, il faisait allusion au lieu d’al-Ğâbe. Sur ce, le Prophète Muhammad (saw) ordonna ainsi : "Celui qui coupera un arbre d'ici, qu'il plante un autre arbre à sa place." Sur cet ordre, des arbres ont été plantés et la forêt d’al-Ğâbe est apparue.[24] Selon cette transmission, notre principe doit être qu'au cas où nous devons nous servir de la forêt "Nous pouvons couper des arbres à la condition d'en planter des nouveaux." Cette politique du Prophète Muhammad (saw) au sujet de l'utilisation des forêts est réellement importante et est d'une nature à guider les écologistes de notre jour. Nous avons compris son importance après avoir vu les dégâts causés dans les forêts et les effets secondaires dans le système écologique. Par ailleurs, nous comprenons d'après les transmissions citées plus haut que le Prophète Muhammad (saw) avait une vision d'une perspective plus large et qu'il a fait commencer des siècles auparavant des pratiques montrant la voie à suivre au-delà des époques.[25] En effet, il a conseillé de former d'un côté une forêt, en d'autres termes un parc national, proche de la ville pour sa beauté naturelle, pour nettoyer et purifier son air et pour le repos des gens et d'un autre côté, des forêts loin de la ville afin de disposer de son bois d'une manière régulière.[26]

Nous pouvons interpréter les ordres et les interdits du Prophète Muhammad (saw) à propos de la protection, de l'assistance et du développement des ressources naturelles, se trouvant dans les transmissions citées plus haut comme des Sounnah étant dans le but de façonner la conscience écologique de la communauté. D'autre part, nous pouvons aussi qualifier ces Sounnah proposant de protéger, d'assister et de développer les signes d'Allah présents dans la nature comme une partie du message religieux.[27] Dans cette situation, les encouragements et les conseils du Prophète Muhammad (saw) à propos de ces sujets, sont des Sounnah à pratiquer pour sa communauté quels que soient leurs domaines. De par ses bénéfices autant matériels que spirituels autant mondains que de l'au-delà cette Sounnah, va être la cause de récompense autant que pour les autres Sounnah.[28]

C'est pourquoi, pour un monde vert, nous nous devons de réexaminer nos attitudes en prenant en considération les enseignements et les directives du Prophète Muhammad (saw) et nous devons revivifier les Sounnah oubliées présentes dans les diverses parties des livres de Hadiths. Sans aucun doute, si nous restons attachés aux instructions présentes dans les Hadiths, un profil de musulman sensible à son environnement apparaîtra certainement aujourd'hui. Actuellement, même dans les documents juridiques qui vont être préparés en rapport à la protection de l'environnement et à la santé de l'environnement, il est important de ne pas négliger les enseignements du Prophète Muhammad (saw) à ce sujet.

4. L'idée de l'espace vert sacré (espace haram)

Lorsqu’il est question de l'amitié du Prophète Muhammad (saw) envers la nature, il faut parler également de ses conseils et de ses décisions ayant pour but de former des espaces verts. L'idée de former des espaces verts, nommé modernement parcs nationaux, par le Prophète Muhammad (saw) trouve certainement sa source chez Allah. En effet, cette situation est exprimée ainsi par le Prophète Muhammad (saw) : « C'est Allah qui rendit La Mecque sacrée. Ce n'est pas les gens qui la rendirent sacrée. »[29] Il est interdit d'entrer dans cet espace sacré cité dans ce hadith, de couper ses arbres, d'arracher l'herbe, de chasser les oiseaux et les divers animaux sauvages. C'est pourquoi, actuellement nous pouvons qualifier cet endroit comme site naturel et espace vert dans lequel les êtres vivants et la flore ne peuvent être endommagés. En fait, l'application du site vert est une approche connue des Arabes depuis le Prophète Ibrahim (as).

L'application du site vert a continué après La Mecque à Médine. En effet, lors de son retour de la campagne de Khaybar, à l'approche de Médine, il montra du doigt la ville et dit : « Ô mon Seigneur, tout comme Ibrahim rendit sacré La Mecque, moi aussi je rends Médine sacré. Elle est sacrée entre ces deux rochers. »[30] Dans cet espace il est interdit, selon cette transmission, de couper les arbres, d’arracher les herbes, de chasser les oiseaux et les divers animaux sauvages.[31] Le Prophète Muhammad (saw) a dit qu'il allait punir ceux qui ne se soumettaient pas à ses règles.[32] Nous pouvons comprendre par cet avertissement de sa part qu'il a voulu de sa communauté qu'elle agisse avec minutie et qu'elle prépare au sujet de la protection de l'environnement et de ses éléments des sanctions juridiques.

Les endroits déclarés sacrés (interdiction des activités délabrant la nature) par le Prophète Muhammad (saw) ne se limitent pas à La Mecque et à Médine. Suite à la demande de la population de Taïf, il a installé des interdits similaires dans la vallée de la ville.[33] Également, la tribu de Tayy et de Jouraysh a demandé au Prophète Muhammad (saw) de mettre sous protection leur vallée et, lui a accepté leur demande.[34] Autant dans les applications à Médine que dans les autres tribus, l'objectif est davantage d'efforts écologiques ainsi que la protection par les populations locales de leur potentiel animal et végétal présents dans leur environnement. Par contre, l'application à la Mecque est d'ordre religieux.[35] Comme nous l'observons, le Prophète Muhammad (saw) a fait commencer des activités écologiques des siècles auparavant alors que nous remarquons à peine leurs nécessités de nos jours. Certainement, si ses conseils et ses enseignements auraient été suivi lorsque les villes ont été construites, les villes ne ressembleraient pas à des amas de béton.[36]

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[1] Taberânî, el-Mu’cemu’l-Kebîr, VI, 140.

[2]  Malik b. Enes, Ekdiye, 26–27; Buharî, Hars, 15; Ebû Davud, Harâc, 37; Tirmizî, Ahkâm, 38; Darimî, Buyu’, 65; İbn Hanbel, III, 303–304, 327–328, 356, 363, 381.

[3] Buharî, Hars, 18; Hibe, 35; Muslim, Buyu’, 87–98.

[4] Dartma, age. s. 38.

[5] Shuarâ, 26/132–134; Dans le Coran il y a de nombreux versets sur les arbres. Les versets à propos des arbres sont éparpillés dans tout le Coran des premiers versets jusqu'aux derniers d'une manière équilibrée. Cette situation a été exprimée ainsi par Ibrahim Canan: « Pour les personnes lisant le Coran en le comprenant, ces rappels assez fréquents vont faire tenir dans son esprit l'image des arbres d'une manière vivante. Ainsi, il va voir d'une manière vivante et attirante l'importance de l'arbre dans la vie sociale et sociologique. Le croyant comprenant ceci ressentira un grand enthousiasme et besoin à planter des arbres. » Regardez Canan, livre cité plus haut page 52

[6] Sajda, 32/27; Fâtir, 35/27; Naba, 78 /14–16

[7] Ra’d, 13/35.

[8] Pour plus d’informations à ce sujet voir : Cânan, livre cité plus haut p. 52–62.

[9] Certains sont comme suit:

1.    « Nul musulman ne plante un arbre ou ne cultive un champ duquel se nourrira quelques hommes, quelques animaux ou autre êtres vivants, sans qu’il ne soit compté une aumône » Buharî, Hars, 1; Hibe, 35; Muslim, Musâkât, 7–12.

2.    « Quiconque plante un arbre, tant que l'arbre donne des fruits les bonnes actions seront inscrites à celui qui l'a planté »  Ibn Hanbel, V, 415; Taberânî, el-Mu’cemu’l-Kebîr, IV, 148.

3.    « Quiconque ravivera un terrain vide, sec et aride sera récompensé par Allah de par son action. Tant que les gens et les animaux en profiteront une aumône sera inscrite à celui a ravivé cet endroit. » Darimî, Buyu’, 65; Ibn Hanbel, III, 313, 327, 338, 356, 381.

4.    « Celui qui plantera quelque chose sans oppresser ni violer, tant qu'une créature d'Allah profitera de ce qu'il a planté, ce sera une source de revenu spirituel continue. » Ibn Hanbel, III, 438.

[10]  Macit, Yunus, “Sünnet Verileri Işığında Çevre Eğitiminin Esasları”, Hadis Tetkikleri Dergisi, Yıl:2005, v. III, numéro:2, İstanbul 2005, p. 125.

[11] İbn Hanbel, livre cité plus haut V, 440.

[12] Hindî, Alâuddin Ali el-Muttakî, Kenzü’l-‘Ummâl fî Süneni’l-Akvâl ve’l-Ef’âl, thk. Safvet es-Sekkâ, Bekrî el-Hayyânî, Müessesetü’r-Risâle, Beyrut ts., III, 909.

[13] Hindî, livre cité plus haut III, 909.

[14] Buharî, Vudû, 56; Cenâiz, 81; Edeb, 46; Muslim, Tahâret, 111.

[15] Ebû Davud, Edeb, 159.

[16] Abdurrazzâk b. Hemmâm, livre cité plu haut V, 201.

[17] İbnu’l-Esîr el-Cezerî, Ebu’l-Hasen İzzuddîn Ali b. Muhammed, Üsdü’l-Ğâbe fi Ma’rifeti’s-Sahâbe, Nşr. Halid Abdulfettah Şibl, Dâru’l-Kutubi’l-İlmiyye, Beyrut 1417/1996, VI, 351.

[18] Tirmizî, Buyu’, 54; İbn Mâce, Ticârât, 67.

[19] Abdurrazzâk b. Hemmâm, livre cite plu haut V, 220.

[20] Buharî, Tefsiru’l-Kur’an, 59; Muslim, Cihad, 29–30.

[21] Hashr, 59/5.

[22] Macit, Yunus, “Savaş Kuralları Açısından Hz. Peygamber’in Sünnetinde Doğal ve Fizikî Yapının Masuniyeti”, Din bilimleri Akademik Araştırma Dergisi, Yıl:2005, v.V, num:4, Samsun 2005, p. 104–109.

[23] Taberî, Ebû Ca’fer Muhammed b. Cerir, Tarihu’l-Umem ve’l-Mulûk, Dâru’l-Kütübi’l-İlmiyye, Beyrut 1407, II, 246.

[24]  Belâzurî, Ebu’l-Abbâs Ahmed b. Yahya b. Câbir el-Bağdadî, Futûhu’l-Buldân, thk. Abdullah Enîs et-Tabbâ’- Ömer Enîs et-Tabbâ’), Müessesetu’l-Meârif, Beyrut 1407/1987, p. 17.

[25] Özdemir, livre cite plu haut p. 164.

[26] Cânan, livre cite plu haut p. 82.

[27] Martı, Huriye, Hadisler Ekseninde Çevre Ahlakı, Etkileşim Yayınları, İstanbul 2013, p. 130.

[28] Cânan, livre cite plu haut p. 68.

[29]  Buharî, Jazâu’s-Sayd, 8.

[30] Muslim, Hac, 475; Tirmizî, Menâkıb, 67.

[31] Muslim, Hac, 458, 464; İbn Hanbel, livre cite plu haut I, 318.

[32] Ebû Davud, Menâsık, 95, 96.

[33] Dans la vallée de Vajj/Taif les arbustes à épines et les arbres ne vont être coupés, les animaux sauvages ne vont être tués. Quiconque enfreindra ceci, va être tapé à coups de bâton et ses vêtements vont être retirés. S’il fera des débordements, il sera amené au Prophète Mohammed. Ceci a été écrit sous l’ordre de l'Envoyé de Dieu Mohammed par Halid b. Sa’îd. Humeyd, livre cité plus haut p. 34; Ebû Davud, Menâsık, 93, 94; Ibn Hanbel, I, 165.

[34] Sarıçam, İbrahim, Hz. Muhammed ve Evrensel Mesajı, DİB Yayınları, Ankara 2005, p. 332.

[35] Martı, livre cite plus haut p. 133.

[36] Sarıçam, livre cite plu haut p. 332.

 

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