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Le symbole de notre soumission à Dieu et à son Prophète : le sacrifice

Les croyants se remémorent ainsi sans cesse l’épreuve d’obéissance qu’Ibrahim et son fils Ismail (que la paix soit sur eux) réussirent, et déclarent à travers cet acte symbolique être prêt à être obéissants tels que l’ont été Ibrahim et son fils. 

Le Tout-Puissant nous fit grâce de nombreux bienfaits. Si nous cherchions à tous les compter, nous n’y parviendrons nullement, indique le Coran (Al-Nahl/18). Notre créateur exige en retour uniquement que nous soyons des serviteurs dignes et que nous exprimions notre gratitude à Son égard ; l’un des moyens d’exprimer cette gratitude est le sacrifice.

Le sacrifice fut institué comme pratique religieuse, durant la deuxième année de l’Hégire, et a été établi par le Livre, la Sunna et le consensus. Le Prophète (saw) effectua un sacrifice tous les ans à partir de cette date et demanda à tous ceux qui en ont les moyens de faire de même. Les musulmans, en pratiquant le sacrifice, se soumettent aux ordres de leur seigneur et affirment d’une manière physique et vivante avoir pleinement conscience de leur servitude à Dieu. Ils se remémorent ainsi sans cesse l’épreuve d’obéissance qu’Ibrahim et son fils Ismail (que la paix soit sur eux) réussirent, et déclarent à travers cet acte symbolique être prêt à être obéissants tels que l’ont été Ibrahim et son fils. 

L’Envoyé de Dieu (saw) effectuait un sermon et exhortait les musulmans, après avoir dirigé la prière à laquelle participaient les femmes aussi, le jour de la fête du sacrifice. Les musulmans retournaient ensuite chez eux pour effectuer le sacrifice. Aicha (r.anha) rapporte que le Prophète (saw) déclara à propos des mérites du sacrifice : « Il n’y a aucune œuvre que l’homme puisse accomplir, le jour du sacrifice, plus agréable auprès de Dieu que de faire couler le sang. La bête sacrifiée est amenée le jour de la résurrection avec ses cornes, ses poils et ses sabots. Son sang atteint une place (élevée) auprès de Dieu avant même qu’il ne touche le sol. Comportez-vous bien envers la bête sacrifiée (effectuez son sacrifice le cœur serein) ! » (Ibn Maja, Al-Adahi, 1) Selon ce qu’Imran bin Husayn rapporte, le Prophète (saw) aurait demandé à Fatima (r.anha) d’assister au sacrifice effectué en son nom et lui dit : « à la première goutte de sang qui s’écoulera de ton sacrifice, tes péchés antérieurs seront pardonnés » (Ibn Maja, Al-Adahi, 3)

Le sacrifice, en plus d’être un moyen de se rapprocher de notre seigneur, comporte aussi de nombreux avantages sociaux. Il renforce la fraternité, l’entraide et la solidarité au sein de la société. Il permet de répondre aux besoins en viande des pauvres qui ne peuvent que très rarement et même parfois jamais en acheter. Cet acte cultuel permet aussi d’habituer le riche et de lui faire prendre plaisir à user et partager de ses biens pour la satisfaction de Dieu. Bien sûr, le sacrifice ne se résume pas uniquement à l’entraide sociale et au soutien financier. Étant donné que chaque pratique cultuelle renferme des particularités et des objectifs spécifiques, il n’a pas été admis que l’on puisse remplacer celle-ci par une autre, comme par le fait par exemple de faire aumône d’une somme équivalente au sacrifice au lieu d’immoler une bête.

Notre religion a par ailleurs instauré des règles et une éthique concernant l’égorgement des bêtes ; il est strictement interdit de les mal traiter et de les torturer. Les animaux, de même que les autres créatures, ont été mis à disposition de l’Homme. L’élevage des animaux dont la viande et le lait sont très consommés sont en constante croissance ; alors que les animaux qui ne profitent pas à l’Homme sont voués à disparaitre. La préservation des races animales dépend en quelque sorte de la continuité de leur utilité vis-à-vis de l’être humain. Il ne faut pas oublier que le créateur de toute chose est Dieu, il incombe donc à l’Homme de Lui obéir.

Conformons notre vie, à partir de cette fête, à celle de notre Prophète bien-aimé (saw) qui dit : « n’est pas des nôtres celui qui dort le ventre rassasié alors que son voisin à faim ». Passons une fête en vivant l’amour, la fraternité et l’entraide que nous enseigne l’Islam. Prenons soin des orphelins et des délaissés et effectuons notre sacrifice uniquement et exclusivement pour la satisfaction de Dieu. Rendons heureux les pauvres, les nécessiteux et nos voisins en leur offrant de sa viande. N’oublions pas de prononcer les takbir du tachriq obligatoire (consistant à dire : Allahu Akbar Allahu Akbar , Lâ ilâha illal’lAllahu wallahu Akbar, Allahu Akbar wa lillahi’l-Hamd) après chaque prière obligatoire, à partir de la prière du matin le jour de ‘Arafa jusqu’à la prière de l’asr le quatrième jour de la fête. N’omettons pas non plus d’effectuer de nombreuses invocations en ce jour sacré. En effet, les invocations le jour de ‘Arafa font partie de celles exaucées. Rapprochons-nous de notre seigneur à travers nos sacrifices et rejoignons-nous dans nos invocations.

 

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