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La préparation spirituelle avant la fête du sacrifice

Il est nécessaire pour comprendre le jour de la fête du sacrifice de bien saisir les jours qui précèdent la fête et plus particulièrement les 10 premiers jours du mois de Dhu’l-Hijja. En effet, ces jours sont considérés comme étant plus importants que les autres jours de l’année. Le prophète rappela que cette période est un moment durant lequel doivent être prononcés les takbir, les tahlil et les tahmid et affirma : «  Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites durant les dix premiers jours du mois de Dhu’l-Hijja ». Le tasbih consiste à dire : « subhanallah », le takbir : « Allahu alkbar », le tahmid : « al-hamdulillah » et le tahlil : « La ilaha illa allah ». Le Prophète (saw) annonça dans un hadith que : « Le jeûne de chacun de ces jours équivaut au jeûne d’une année entière et la prière durant ses nuits équivaut à prier durant la nuit du destin ». Par ailleurs, il est dit dans le Coran : « Et pour invoquer le nom d’Allah aux jours fixés », les jours mentionnés dans ce passage sont la première décade du mois de Dhu’l-Hijja, la fête du sacrifice compris.

Nous devons, pour préparer notre cœur et notre âme au jour de la fête du sacrifice, réaliser l’importance de ces jours et prendre pleinement conscience que ces jours sont une opportunité irremplaçable dans notre vie. Nous devons prendre soin de passer les nuits de cette première décade en adoration et accomplir la tradition prophétique consistant à jeûner durant ses journées. Nous devrions même, afin d’atteindre la satisfaction et le pardon de Dieu, vivre cette période comme si nous étions dans les dix derniers jours du ramadan. Celui qui n’en a pas la capacité, qu’il jeûne et prie au moins le jour de ‘Arafa ainsi que le jour qui le précède. Le Prophète (saw) a dit concernant le mérite du jour de ‘Arafa : « II n’est pas de jour où Allah affranchit autant de Ses créatures du feu de l’Enfer que le jour de ‘Arafa » (Mouslim, Hajj, 436). Cette bonne nouvelle donnée par le Messager indique l’importance de passer cette journée en adoration. Nous pouvons donc nous préparer spirituellement à la fête du sacrifice en appréhendant convenablement ce message prophétique.

Le Prophète Muhammad (saw) rappela que cette période est un moment durant lequel doivent être prononcés les takbir, les tahlil et les tahmid et affirma : «  Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites durant les dix premiers jours du mois de Dhu’l-Hijja ».

Les adorations ont été présentées en Islam sous forme de symbole. Il faut donc que les musulmans observent et comprennent très bien ces symboles. Le sacrifice est une adoration financière qui possède d’importantes fonctions sociales et individuelles. Les musulmans, en pratiquant le sacrifice, se soumettent aux ordres de leur seigneur et affirment d’une manière physique et vivante avoir pleinement conscience de leur servitude à Dieu. Les croyants se remémorent sans cesse durant le sacrifice l’épreuve d’obéissance qu’Ibrahim et son fils Ismail (que la paix soit sur eux) réussirent et déclarent à travers cet acte symbolique être prêt à être obéissant tel que l’ont été Ibrahim et son fils. En conséquence, le musulman ne sacrifie pas un mouton, un veau ou un chameau, il sacrifie en réalité ses désirs et ses passions. Le musulman doit effectuer un sacrifice pour ainsi ressentir la fête dans son cœur et la proximité dans son âme, car cette fête du « kurban » représente l’instant de « kurbat », c'est-à-dire de rapprochement ; c’est la fête du rapprochement à Dieu. Le sang qui coule du sacrifice symbolise quant à lui, l’expiation des péchés et la purification des impuretés. 

Le sacrifice joue d’autre part un rôle très important concernant le fait de maintenir la fraternité, l’entraide et la solidarité au sein de la société. Il permet d’habituer le riche et de lui faire prendre plaisir à partager de ses biens dans la voie de la satisfaction de Dieu. Les fêtes sont un jour de joie et de solidarité. Les pauvres incapables d’acheter de la viande vivent durant ce jour la joie de pouvoir consommer de la viande accompagnée de l’enthousiasme d’une adoration. Toute la population profite de la viande sans exception. Cette viande est même envoyée aux pauvres vivant dans les contrées éloignées du monde ou des commandes sont effectuées pour qu’aient lieu le sacrifice et la distribution de la viande sur place. Il ne faut pas oublier que cette fête n’a pas lieu pour célébrer le sacrifice, mais le sacrifice a lieu pour célébrer ce jour.

Le musulman doit effectuer un sacrifice pour ainsi ressentir la fête dans son cœur et la proximité dans son âme, car cette fête du « kurban » représente l’instant de « kurbat », c'est-à-dire de rapprochement ; c’est la fête du rapprochement à Dieu.

L’Envoyé de Dieu (saw) déclara dans un hadith : « Le jour d’Arafa, de la fête et du tachrik sont des jours de fête pour les musulmans. Ce sont des jours où l’on mange et l’on boit » (Abu Daoud, Sawm, 50). Les musulmans ne doivent donc pas percevoir le jour de fête comme un jour  où l’on mange que de la viande, mais comme un jour de rassemblement, d’entraide, de solidarité et doivent saisir l’opportunité qui leur est présentée pour faire l’effort  de se rapprocher de Dieu et ainsi obtenir sa satisfaction. Cela est indiqué dans le Coran (Al-Hajj/37) dans le verset affirmant que ce ne sont pas la chair et le sang du sacrifice qui atteignent Dieu, mais la piété du croyant (Al-Hajj/27). C’est dans cet esprit que doit être effectué le sacrifice, la visite des proches et des amis doit être effectuée, les pauvres protégés, les conflits apaisés ; les enfants et les orphelins doivent être gâtés ; en résumé : doivent être établies l’unité et la solidarité au sein de la société. Il ne faut pas non plus oublier d’invoquer notre seigneur. En effet, la prière effectuée durant le jour de ‘Arafa fait partie des invocations exaucées. Au moment où l’on se rapproche de Dieu par le sacrifice, nous devons rassembler nos cœurs dans nos invocations.

 

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