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La Omra : amour et effort

Les tapis, les piliers, les fontaines de zem-zem et des visiteurs habillés de vêtements élégants de toutes couleurs… Nous nous lancions vers la mosquée sacrée en groupe et à tour de rôle.   Malheureusement, la Kaaba se retrouva avec le temps en dessous du niveau de construction.  Labbayk Allahumma labbayk, labbayka lâ charika laka labbayk, innal hamda wa’n-n’imata laka wa’l mulk lâ charika lak…Nous dépassâmes les portes et traversâmes les murs, les groupes formèrent des vagues et se déplacèrent tout autour de nous.

J’avais déjà raconté auparavant la période passée à Médine durant mon voyage de pèlerinage (omra) dans cette même rubrique. Maintenant que je reprends mes notes pour pouvoir écrire la période passée à La Mecque, je me rends compte à quel point chaque passage se réanime devant mes yeux comme une scène concrète et m’attire dans ses profondeurs. L’esprit du pèlerin, en se dénuant de tous les soucis et des objectifs de la vie, atteint une grande pureté au moment où il rentre en état de sacralisation (ihram) et lors de la circumambulation (tawaf).

Nous nous étions préparés et rassemblés tout de suite après le petit déjeuner pour pouvoir sortir le plus tôt possible de l’hôtel afin de rentrer en état de sacralisation et partir pour La Mecque. Mais les difficultés rencontrées pour rassembler les personnes âgées et les personnes malades firent que notre départ n’eut lieu que l’après-midi vers quatorze heures. La majorité d’entre nous était partie présenter ses adieux à la mosquée du Prophète (masjid al-Nabawi) et était tout juste revenue. J’apprends que durant la prière d’entrée en état de sacralisation, devront être récitées les sourates Ikhlas et Kafiroun ; je lis quelque temps encore le livret qui contenait ce type d’information. Des choses étonnantes arrivèrent durant tout le voyage, une femme malade et âgée, qui était venue avec ses kits de dialyse, tomba dans une aire de repos et se blessa au pied. Des proches de cette aimable femme vinrent alors de Djeddah pour la récupérer sur le trajet. D’autres événements désagréables advinrent, mais les étapes de la omra nous apprennent à être patients et à endurer. Nous pûmes atteindre La Mecque qu’en milieu de nuit.

Nous avions fait une pause tout de suite après avoir quitté Médine à l’endroit où nous devions rentrer en état de sacralisation, à Dhu’l-Hulayfa (connu aussi sous le nom Âbâr-ı Ali). Le pèlerin rentre alors vraiment dans un état d’esprit très différent ; je ressentais que débutait une marche commune qui expierait nos fautes. Je ne pourrai, jusqu’à la fin de l’état de sacralisation, ni m’arracher un cheveu ni utiliser un savon odorant. Je dois aussi préciser que l’architecture de la mosquée de Dhu’l-Hulayfa, qui donne l’air d’un fort blanc, m’a vraiment très plu. Elle avait une manière de recevoir et de saluer les visiteurs qui donnait force aux sensibilités particulières du pèlerin en état de sacralisation. La courtoisie et l’amour qui animaient les relations entre les pèlerins nous enseignent à nouveau les règles de convivialité à adopter entre les membres d’une grande famille. 

Nous rentrèrent dans La Mecque sous une pluie abondante. J’étais tellement enthousiaste de connaître mes émotions à mon premier contact avec la ville sainte que je perçus la pluie comme une barrière dérangeante entre moi et la ville. D’après ce que je pus entrevoir, les abords de La Mecque sont à première vue délabrés et négligés.

Les pèlerins expérimentés m’avaient parlé des quartiers livrés à eux-mêmes où vivent les défavorisés. Alors que nous nous dirigions vers le centre de la ville, le paysage revêtait un caractère uniforme. Les constructions irréfléchies de bâtiments de plusieurs étages, à propos desquelles j’avais lu et entendu beaucoup de choses, m’ont fait ressentir que la Kaaba, la ville où vécurent le Prophète (saw) et ses compagnons,  avait été contrainte à se replier dans la mondialisation. Dès que je suis rentré dans ma chambre d’hôtel de plusieurs étages situé à proximité de la Kaaba, j’ai couru à la fenêtre. Il était clairement observable à quel point les gratte-ciel avaient encerclé la mosquée sacrée. Il ne m’était pas possible d’apercevoir la Kaaba de ma chambre d’hôtel que je partageais avec ma sœur. Bien sûr, je ne désirais pas cela : la Kaaba, le centre de convergence où la communauté tout entière réapprend sa fraternité lors de la circumambulation, dans laquelle se mélange chaque individu, n’est pas un paysage à observer de haut.

Nous avions vraiment tardé, nous étions encore en état de sacralisation et lorsque nous étions enfin prêts à effectuer la omra, il était déjà presque une heure du matin. Nous suivirent avec un enthousiasme grandissant et une joie enfantine les responsables du Diyanet (Présidence des affaires religieuses en Turquie) dont l’un était mufti.  Les tapis, les piliers, les fontaines de zem-zem et des visiteurs habillés de vêtements élégants de toutes couleurs… Nous nous lancions vers la mosquée sacrée en groupe et à tour de rôle.   Malheureusement, la Kaaba se retrouva avec le temps en dessous du niveau de construction.  Labbayk Allahumma labbayk, labbayka lâ charika laka labbayk, innal hamda wa’n-n’imata laka wa’l mulk lâ charika lak…Nous dépassâmes les portes et traversâmes les murs, les groupes formèrent des vagues et se déplacèrent tout autour de nous. Nous formions une ligne et les hommes nous encerclaient afin de pouvoir effectuer le tawaf sans se disperser pour se diriger tous ensemble vers le lieu du sa’y (marche entre le mont Safa et Marwa). Le mufti nous demanda, à un moment donné, de fermer nos yeux ; nous devions pouvoir observer la Kaaba  dans son propre contexte, de manière sobre et indépendante. Tout cela, à cause des constructions bien sûr, d’un côté s’étendent des grues et de l’autre côté se dépose sur la zone de tawaf l’ombre des gratte-ciel. Mes yeux étaient prêts à s’éblouir face à mes attentes vastes et indéfinissables, mais je m’étais trompé. J’eus du mal, au premier abord, à associer la Kaaba de mon imaginaire, avec toute sa symbolique et ses sens profonds et larges, à cette simple construction encerclée étage par étage.

En venant ici j’emportais avec moi le rappel de la course qui libéra « la femme esclave » Hajar, la patience des premiers martyrs Yassir et Sumayya et leur souffrance, l’appel à la prière de Bilal rafraîchissant les cœurs, le choc de « iqra » (la première révélation), l’amour de Khadija et l’intelligence de Aisha, la fidélité de Ali et la tristesse de Fatima, la générosité d’Abu Bakr et la justice d’Omar (r.anhum). Je suis là pour une prosternation plus sincère, une lecture qui atteint le cœur, un qiyam (position debout de la prière) et un ruku’ (inclinaison) plus perfectionnés.

Pourquoi ai-je si tardé, comment passèrent toutes ces années ? Ma mémoire s’éveille et mon imagination rentre en action. Mes souvenirs me reviennent à l’esprit, je traverse une nuée de pensées. En venant ici j’emportais avec moi le rappel de la course qui libéra « la femme esclave » Hajar, la patience des premiers martyrs Yassir et Sumayya et leur souffrance, l’appel à la prière de Bilal rafraîchissant les cœurs, le choc de « iqra » (la première révélation), l’amour de Khadija et l’intelligence de Aisha, la fidélité de Ali et la tristesse de Fatima, la générosité d’Abu Bakr et la justice d’Omar (r.anhum). Je suis là pour une prosternation plus sincère, une lecture qui atteint le cœur, un qiyam (position debout de la prière) et un ruku’ (inclinaison) plus perfectionnés. Je commis des fautes et j’eus des faiblesses, des incompréhensions, des paresses et des réserves. Je fus parfois très attristée par les relations humaines, je vécus de nombreux jours à vivre la souffrance d’avoir été mal comprise et je m’en remis toujours à Toi, Allah (swt). Je ressentis la douleur de ne pas pouvoir atteindre certaines choses de la vie et de ne pas avoir pu être à la hauteur de venir en aide aux opprimés. Ta Grandeur dépasse l’univers, tandis que moi, je ne serais même pas capable de connaître le monde comme il se doit.  Je suis là pour me réfugier auprès de Toi, je ressens le besoin du tawaf  pour m’accrocher avec force aux paroles du Prophète (saw) et me remémorer la lute des premiers musulmans.

D’un côté, une Kaaba simple et majestueuse, racontée par les versets coraniques, les histoires, les pèlerins, les livres et les films, et de l’autre côté, une Kaaba encerclée de toute part par de grandes tours et emprisonnée par des étages de ferrailles. C’est donc ici que le Prophète (saw) passa son enfance sous la vigilance de son grand-père. La reconstruction de la Kaaba lui avait été destinée avant même l’avènement de l’Islam.

Le respect, la confiance, l’intelligence et une conduite pacifique… Voici la pierre noire (hajar al-aswad) qui avait été faite transportée par le Messager (saw) dans une étoffe portée par les dignitaires de chaque tribu pour être réinstallée sur la Kaaba. Nous allons débuter le tawaf en la saluant. Je ne tiens plus en place, j’avais tardé certes, mais je suis finalement arrivée. Nous étions dorénavant en plein tawaf, j’avançais et récitais des invocations, l’étonnement face à ce que je voyais se transforma en émerveillement. Loin des mes soucis et craintes personnels, de mes désirs et objectifs, de mes envies et tristesses, je goûtais à nouveau à la sensation d’appartenir à une communauté. Nos regards se croisaient alors que nous murmurions les mêmes choses, nous marchions côte à côte et nous nous soutenions tels des frères et sœurs. Nos regards et nos visages issus d’horizons différents dépassèrent les barrières des pays lointains pour se retrouver autour d’un objectif commun ; qu’attendre de plus. Pas après pas s’offrit à moi la possibilité de comprendre en profondeur la signification du monothéisme (tawhid) et l’appartenance à une communauté. Mon ego se fondait au milieu de cette entité hétérogène constituée de couleurs, d’ethnies, de racines, de frontières et de classes différentes. Ce lieu, dans lequel nous psalmodions notre leçon tous ensemble est en fait un atelier d’apprentissage accéléré permettant de dépasser les jugements basés sur l’apparence qui m’avaient été inculqués et que j’avais intégrés sans même m’en rendre compte.

Je me débarrassais d’une lourdeur au fur et à mesure que mûrissait en moi l’idée que je devais me remettre en question vis-à-vis du Seul qui le mérite. Cet allégement confirmait l’idée que mon corps n’est qu’un dépôt éphémère confié temporairement (amana).  Cette étendue de personnes venues se remettre sincèrement en question pour devenir meilleures et se débarrasser de leurs péchés me guérissait de tous les maux, contrairement à l’anxiété que m’apportait la sensation d’être emprisonné dans un bloc de béton. Je me rapprochais au point de départ, jusqu’à en venir à réfléchir sur les premiers instants de ma vie, puis à chercher une réponse à la question de savoir quelle vie j’aurais voulue écouler une fois arrivée à mon dernier souffle.

Nous apercevons la pierre noire et la saluons tous ensemble ; une vague de salutations s’agite les mains et les bras entrelacés. Dans ce lieu où se rassemblent les inspirations concernant l’Éternel et les signes qui à chaque fois qu’on s’en rapproche un peu s’éloignent à nouveau, notre situation habituelle force nos bonnes intentions et s’extrait de l’actualité qui lui fait perdre patience : nous vivons l’espoir de se rapprocher d’une autre étape de l’existence.

Ici, les notions de valeur et d’importance sont complètement différentes ; c’est pour cela que je perçois une grande pureté dans le regard, les paroles et les attentes des gens qui ont pu se débarrasser des pressions sociétales imposées à l’âge adulte. Nous apercevons la pierre noire et la saluons tous ensemble ; une vague de salutations s’agite les mains et les bras entrelacés. Dans ce lieu où se rassemblent les inspirations concernant l’Éternel et les signes qui à chaque fois qu’on s’en rapproche un peu s’éloignent à nouveau, notre situation habituelle force nos bonnes intentions et s’extrait de l’actualité qui lui fait perdre patience : nous vivons l’espoir de se rapprocher d’une autre étape de l’existence. Plus rien ne sera comme avant, nous allons lutter d’une manière convaincue et confiante pour que notre vie ressemble à celle que l’on désire et nous allons renoncer et questionner, avec l’expérience que nous avons acquise durant le tawaf, toutes ces choses nouvelles qui nous sont proposées identiques à celles du passé.

J’ai l’impression que je pourrais écrire éternellement sur l’effet qu’eut la Kaaba sur ma personne. La valeur dont je ressentis toujours le manque, bien que je remarque son absence que maintenant, ne pouvait à nouveau se rapprocher de moi qu’en étant autour de la Kaaba. L’accueil de la mosquée sacrée m’aidait à appréhender de la perspective de la sourate Al-Asr le poids de la tristesse qui était en moi en raison des tensions politiques de mon pays. Je voyais plus clairement ce que je pensais savoir déjà : le sens de notre vie est plus important que l’on ne puisse le penser, mais c’est dans cette simplicité et cet ascétisme que l’on peut réellement le réaliser.  Malcolm X déclara à son retour du pèlerinage qu’il effectuait pour la première fois: « L’Islam ne distingue pas les couleurs ». Chacun de nous possède des qualités et des défauts. Nos différences se transforment parfois en récompense et d’autres fois en sanction. Nous demandons tous ensemble Sa satisfaction, conscients que nous ne pouvons plus nous résigner à nos particularités qui font le bonheur ou le malheur de notre vie et que nous devons, à notre retour, revoir notre mode de vie à travers cette nouvelle perception acquise durant le pèlerinage. Les privilèges n’ont plus aucun sens pour les pèlerins qui effectuent le tawaf  : ici, un autre cadre de valeurs est en vigueur. Nous constituons une grande étendue tout en nous agrippant ensemble autour de la Kaaba ; tandis que l’ environnement physique extérieur tente d’affirmer sa propre réalité à travers ses tours et ses gigantesques grues. Les portiques datant de la période ottomane qui ont été démontés, dont 70% ont été remis en place par la suite, me semblent nous mettre en garde et exprimer une grande tristesse.

Dans le passé, je tenais l’Arabie Saoudite pour unique responsable des constructions qui ne cessent de s’agrandir autour de la Mosquée Sacrée. Maintenant, je pense que cette responsabilité appartient à tous. Alors que la situation devrait nous empêcher de rester silencieux, avons-nous vraiment fait tout notre possible à ce sujet ! Les activités de fermeture, de bouclage et de mise en sécurité des lieux où se déroulent les travaux qui ne semblent jamais pouvoir aboutir ne sont pas très prometteuses quant aux technologies et aux politiques urbaines de la région.  Nous gardons espoir uniquement par notre foi au Seul Protecteur de la Kaaba.

Durant le tawaf, nos regards n’arrivent à s’étendre ni vers les cieux ni vers l’horizon ; des barrières de béton nous murent la vue. La situation est malheureusement identique pendant le sa’y, il nous est uniquement possible d’imaginer cette course de Hajar entre les deux monts qui s’apparente à une invocation qui s’élèvent du cœur vers les cieux. Des constructions ont été faites sur les monts, il nous reste plus que la possibilité de courir dans une galerie de béton pour aboutir sur un morceau de rochet protégé par une vitrine de verre. Cette scène qui se rejoue durant le pèlerinage comporte en réalité beaucoup de leçons : une partie importante de la omra nous appelle à méditer quant à la foi et la piété de cette femme esclave à l’âme complètement libre.

Je tente de me diriger avec toute l’innocence d’un enfant, faisant pour cela abstraction de toute l’expérience de la vie, vers le couloir de béton prévu pour effectuer le sa’y. Il n’y a ni passé ni futur, tout le monde a le même âge, toutes nos faiblesses se sont renversées à nos pieds, l’ostentation doit se faire rare et nous l’apprenons nécessairement à nouveau : la bonté n’est pas de tourner son visage au couchant ou au levant...

Je tente de me diriger avec toute l’innocence d’un enfant, faisant pour cela abstraction de toute l’expérience de la vie, vers le couloir de béton prévu pour effectuer le sa’y. Il n’y a ni passé ni futur, tout le monde a le même âge, toutes nos faiblesses se sont renversées à nos pieds, l’ostentation doit se faire rare et nous l’apprenons nécessairement à nouveau : la bonté n’est pas de tourner son visage au couchant ou au levant...

Ali Chariati décrit le tawaf comme étant l’amour et le sa’y, comme son nom l’indique, l’effort entrepris pour ce monde.  La Kaaba est le centre de l’amour et c’est à nouveau Hajar qui nous l’enseigna. Tandis que durant sa course entre les deux monts, elle était à la recherche d’eau, sa voie que nous suivons alors qu’elle allaitait son bébé en pleine soumission aux ordres de son seigneur reflète l’amour.

Elle était seule avec son nourrisson, sans famille et sans nourriture. Même le plus rudimentaire des magasins se trouvant en dessous des grattes-ciel ayant encerclé la Kaaba n’était présent au moment de son épreuve. La soumission en Dieu ne se fait pas en restant les bras croisés, c’est cela que nous enseigne son s’ay.  Remarquer que la soumission en Dieu telle que Hajar la pratiqua n’est pas une mince affaire est déjà en quelque sorte une grande étape ; nous ne savons même pas ce qu’est la soif…  Son épreuve était la pénurie, tandis que notre épreuve à nous est la richesse et l’abondance. Comment notre cœur va-t-il s’élargir, notre âme se satisfaire et notre conscience s’apaiser ? À chaque pas effectué durant le sa’y se propose à nous une fontaine de zem-zem et les climatisations soufflent bien sûr sans cesse de l’air frais. Combien de temps allons-nous pouvoir conserver notre légèreté, alors que nous méditons sur les leçons transmises par Hajar là où nous nous sommes rendus en quittant tous nos statuts, nos objectifs, nos faiblesses et nos disputes vides de sens ?

Une de ces leçons importantes qui nous est enseignée concerne l’importance de quitter l’individualisme pour réfléchir en disant « nous » et non plus « je ».  Malheureusement, les pronoms « je » et « nous » se confondent déjà dans mes paroles.

Je suis venu ici en laissant derrière moi de nombreuses expériences, de nombreux regrets et erreurs. Durant le tawaf et le s’ay, nos victoires et nos défaites mondaines, nos joies et nos tristesses, nos bénéfices et nos pertes se présentent à nous si différemment.

La mosquée sacrée, le lieu où le « je » se libère de ses soucis et de ses ambitions perpétuels pour se rapprocher au maximum du « nous ».  Nuit et jour, en groupe ou seul, chaque jour et à chaque heure, nous y courrions avec l’enthousiasme des retrouvailles d’un grand amour… J’étais là-bas il y a quelques mois et maintenant je suis ici, mais je formule parfois des phrases comme si j’y étais encore ; on m’avait prévenu que cela arriverait.

 

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